Dans la série groupes félidés, après une belle découverte dans le bordel de La Féline aux Mains d'Œuvres de Saint-Ouen (93), puis début 2012 de Piano Chat à L'Intime Festival de Saint-Avertin (37), me voici dans une cave du Vieux Tours pour découvrir Minou, trio ex-Tourangeau et néo-Issoudunois dont on commence à parler pas mal ici et là.

Pas blasé (Dieu m'en préserve jusqu'à la mort), mais disons habitué à voir pas mal de concerts depuis 25 ans, je suis rarement convaincu dès le premier morceau. Minou a fait exception : décontractée et puissante, la bête pose sa patte en quelques mesures et la salle se met à ronronner illico. 

Dans ce trio très bien huilé, chacun joue son rôle, du batteur discret mais redoutablement efficace, au chanteur/guitariste qui sait mettre le feu assez simplement avec sa Stratocaster, sans hésitation ni fioritures, en passant par la bassiste/chanteuse... Bon là, je ne suis pas objectif pour deux sous, car je dois avouer que j'ai toujours eu un faible pour les femmes bassistes qui, de Kim Deal à Kim Gordon, m'ont toujours semblé apporter un truc particulier sur scène.

Là où Granville tourne vite gnan gnan et où La Femme sort la grosse cavalerie, Minou fait le maximum avec le minimum, dans une lignée finalement plus punk-rock que pop, mais vachement pop quand même. Allez, faisons hurler les puristes : Minou, c'est un peu du Starshooter ou du Bijou passé à la moulinette Britpop, avec une pincée années 50 et des vraies paroles. Bon d'accord, je sors.

Bref, trêve de références : c'est vachement bien Minou. Y avait même des gens qui dansaient. Et puis des gens qui reprennent MGMT et Polnareff à la perfection sont forcément plus que fréquentables.

© texte et photos Laurent Geneix / le jour & la nuit - octobre 2013

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